WOW, FIRST, SHOW ME the source.
Still not a magisterial document, possesses no teaching authority. Does not detail the nature and reason of excommunication.
Sounds made up, honestly.
Second, Father Feeney's Excommunication was LIFTED. He died in Full communion with the Church, and the Communities he founded are in communion with the local Bishop who has listed said communities as approved places of worship and given them priests to say mass.
Third, This is not about Fr. Feeney; he was simply the latest in a chain of figures who have been decrying the theologoumenon of BOD. Read ABP. George Hay, The Lay Theologian Orestes Brownson, Fr. Michael Muller. Also, the Jansenists of the 17th century were applauded by the Church for defending the teaching of Extra Ecclesia, Nulla Salva.
“The condemnation of the wisest and most virtuous of the Pagans, on account of their ignorance or disbelief of the divine truth, seems to offend the reason and the humanity of the present age. The Jansenists, who have so diligently studied the works of the fathers, maintain this sentiment with distinguished zeal.” (Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, XV)
Alexander VII († 1667) and Innocent XI († 1689) condemned 110 propositions that were extracted almost entirely from Jesuit authors and approved by Jesuit superiors who permitted their publication. Among them there are doctrinal propositions that relate to the salvation dogma of “No Salvation Outside the Catholic Church”.
The 110 propositions are simply entitled “Various Errors on Moral Matters” in the English (Jesuit) translation of Denzinger’s The Sources of Catholic Dogma and no authors are mentioned, but one can identify them from the Latin edition.
The following propositions of Aegidius Estrix S.J. denied that one must have the Catholic Faith to be saved.
“Only faith in one God seems necessary by a necessity of means, not, however, the explicit faith in a Rewarder.” (Denz. 1172)
“Faith widely so-called according to the testimony of creation or by a similar reason suffices for justification.” (Denz. 1173)
The same author maintained that anyone could “prudently” renounce the Catholic Faith – which must seriously call into question the sincerity of the author and the superior who approved the publication.
“The will cannot effect that assent to faith in itself be stronger than the weight of reasons impelling toward assent. Hence, anyone can prudently repudiate the supernatural assent which he had.” (Denz. 1169-70)
The following proposition by Stephen Bauny S.J. maintained that one can be saved even if by culpable negligence one does not know of the Trinity and the Incarnation.
“A person is fit for absolution, however much he labours under an ignorance of the mysteries of faith, and even if through negligence, even culpable, he does not know the mystery of the most blessed Trinity, and of the incarnation of our Lord Jesus Christ.” (Denz. 1214)
Cardinal Cicognani, Canon Law, p.428 a écrit:
[L]e Code contient certains canons qui sont uniquement doctrinaux ou même encore à caractère dogmatique, par exemple, les canons 108, 218, 329, 737, 801, 803, 1012, 1322, § 1.
Naz, Traité de Droit Canonique, t.I, p.68 a écrit:
A ce principe, le Code admet pourtant un certain nombre d'exceptions fondées sur la nature des choses, en décidant que les Églises d'Orient sont obligées par celles des lois de l'Eglise latine qui :
1. concernent la foi et les moeurs (can. 218; 731; 732; 737; 870; 1013) ...
Voyons maintenant ce que contient le canon 737 en question :
Can. 737
§ 1 Le baptême, porte et fondement des autres sacrements, est nécessaire, de fait ou tout au moins de désir, au salut de tous; il n’est conféré validement que par l’ablution avec une eau vraie et naturelle, accompagnée des paroles prescrites.
§ 2 Lorsque le baptême est conféré avec tous les rites et toutes les cérémonies ordonnés par les rituels il est appelé solennel; sinon il est non solennel ou privé.
Conséquemment, le canon 737, lequel reprend le dogme catholique, atteint l'Eglise d'Orient, et, selon les critères des deux ti-counes, est hérétique puisqu'il reprend la doctrine catholique du baptême de désir.
Pour les autres canons, les deux ti-counes semblent croire que s'ils n'atteignent pas l'Eglise d'Orient, c'est que forcément ils ne sont pas des lois universelles.
Voyons un peu quelques spécialistes de la question :
R.P. Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon, p.17 a écrit:
Le droit universel régit toute l'Eglise (latine) ; le droit particulier, une partie seulement, p. ex., telle province ecclésiastique, tel diocèse, tel institut religieux.
R.P. Cimetier, Pour étudier le Code de Droit Canonique, p.6 a écrit:
Si ces lois s'appliquent à toute l'Église (ou du moins à toute l'Eglise latine), leur ensemble forme le droit commun : soit qu'elles obligent tous les fidèles, soit qu'elles n'obligent, dans toute l'Eglise, qu'une catégorie de personnes (v.g. tous les religieux, tous les clercs).
Ainsi, une loi atteignant que les fidèles du rite latin partout dans l'univers ... est une loi universelle !
Naz, Dict. de Droit Canonique, t.III, col. 935 a écrit:
Le code est une oeuvre officielle, car il a été promulgué par l'autorité du pape et il est obligatoire in utroque foro; universelle, en ce sens qu'il s'applique à tous les sujets de l'Eglise sauf, sur certains points, aux membres de l'Eglise orientale, can. 1.
Mais voyons encore un autre extrait encore plus explicite :
R.P. Goupil, La Règle de la Foi, p.68 a écrit:
L'Eglise est infaillible dans ses lois disciplinaires.
Il s'agit [...] de lois générales, universelles, au moins pour toute une branche de l'Eglise, ainsi le Code de Droit canonique pour toute l'Eglise latine. [...] Il est donc impossible qu'une loi universelle de l'Eglise soit dommageable à la société chrétienne.
Les canons du Code qui régissent universellement que les fidèles du rite latin sont donc des lois disciplinaires universelles, et ne peuvent être dommageables à la société chrétienne.
Conséquence : les deux ti-counes, ainsi que leur nouvelle fan, Via Crucis, se prennent en pleines dents [encore] une autre condamnation :
Pie VI, Auctorem Fidei, 28 aoust, 1794, Denzinger ° 1578 a écrit:
ERREURS DU SYNODE DE PISTOIE
[...]
78. ... comme si l'Eglise, qui est régie par l'Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et plus pesante que ne le supporte la liberté chrétienne, mais même dangereuse, nocive, conduisant à la superstition et au matérialisme,
(est) fausse, téméraire, scandaleuse, offense les oreilles pies, fait injure à l'Eglise et à l'Esprit de Dieu par laquelle elle est régie, au moins erronée.
Voici encore une bonne citation du Théologien Bergier :
Il est vrai qu'on ne peut entrer dans le royaume de Dieu que par le baptême; mais les théologiens distinguent, comme on sait, trois sortes de baptême, le baptême d'eau, le baptême de désir, et le baptême de sang, ou le martyre. Ceux qui insistent le plus sur la nécessité du baptême d'eau, enseignent en même temps que Dieu ferait plutôt un miracle que de laisser mourir sans baptême un homme qui serait dans les dispositions supposées ici. Nous inclinons à croire que ces dispositions renferment un désir implicite du baptême, qui suffit dans le cas présent : Quod pro tanto dicilur sacramentum baptismi esse de necessitate salutis, quia non potest esse homini salus, nisi saltem in voluntate habeatur, quœ apud Deum reputatur pro facto. (Sanct. Thom., 3. part., vol. 2, quaest. 68, art. 2. ) La volonté de faire tout ce que Dieu veut qu'on fasse pour être sauvé, renferme évidemment la volonté de recevoir le baptême, si l'on en connaissait la nécessité. Le bienheureux Liguori dit positivement « qu'IL EST DE FOI que le baptême d'esprit est suffisant pour le salut; » et voici la définition qu'il en donne : « Le baptême d'esprit est la parfaite conversion à Dieu par la contrition ou l'amour de Dieu sur toutes-choses, avec le vœu explicite ou implicite du vrai baptême d'eau qu'il supplée quant à la rémission de la coulpe. » DE FIDE EST per baptismum flaminis homines etiam salvari ... Baptismus flaminis est perfecta conrersio ad Deum, per contritionem vel amorem Dei super omnia, cum voto explicito vel implicito veri baptisma fluminis, cujus vicem supplet quoad culpae remissionem. ( Liguor., lib, 7, Tract. 2 , de Sacrament., n. 96 ) — Voyez l' Essai sur l'indifférence, etc., tom. 4, c. 33 .
Chanoine Bergier, Dictionnaire de théologie, Outhenin-Chalandre Ed., T. II, 1854, p. 613 et 614
R.P. Arregui S.J., Summarium Theologiae Moralis, p.323 a écrit:
Baptismus, sacramentorum ianua et fundamentum :
[...]
b) NECESSARIUS est omnibus ad salutem necessitate medii in re vel in voto susceptus (2).
[...]
(2) Io. 3, 5; cf. IC 737 § 1; TRID. sess. 6 cap. 4 DB 796 (678).
Tertullien, Traité du Baptême, XVI a écrit:
Il est vrai que nous avons un second baptême , qui est le baptême de sang, mais qui est aussi unique. C'est de ce baptême que parlait Jésus-Christ lorsqu'il disait : "J'ai à être baptisé d'un baptême 50," quoiqu'il eût été déjà baptisé, car il était venu par l'eau et le sang51, comme écrit saint Jean, afin qu'il fût lavé par l'eau et glorifié par le sang. C'est pour cela aussi que voulant nous appeler par l'eau et faire des élus par le sang, il fit rejaillir de la plaie de son côté ces deux baptêmes ; parce que ceux qui devaient croire en son sang devaient être purifiés par l'eau, et ceux qui seraient purifiés par l'eau devaient aussi boire son sang. C'est enfin ce baptême qui supplée au défaut du baptême d'eau, et qui en répare le défaut quand on a eu le malheur de perdre l'effet du baptême.
Tertullien, Père de l'Eglise (IIe siècle).